Réseau cinéma en écoles supérieures d'art

Par Serge Le Squer et Cédric Vincent pour l'ESADTPM, en collaboration avec les écoles supérieures d'art d'Aix-en-Provence, d'Angers, de Marseille et de Valence-Grenoble

Réseau cinéma

Enseignant :

Serge Le Squer

 

Objectifs : favoriser les pratiques collaboratives et transversales entre les écoles  supérieures d'art à partir du cinéma.

 

Contenus :  Le Réseau Cinéma a été constitué en 2015 par des enseignant.e.s, artistes et théoricien.ne.s de plusieurs écoles supérieures d’art. Il a pour objectif de produire des formes d 'expérience et de connaissance collectives depuis, avec et sur le cinéma considéré comme outil et objet de la recherche. Pour 2018-19, il a reçoit l'Aide au projet de Recherche du Ministère de la Culture et de la Communication. 

Après avoir interrogé l'autorité des muséographies ethnographiques et ordres paysagers des jardins tropicaux, le Réseau Cinéma souhaite poser les bases de différents axes pour interroger et inventer des formes collaboratives. Nous nous appuierons sur la pensée d'A. Mbembe et son idée d’œuvrer pour un lieu autre, un antimusée qui à l’inverse de l’emprise du musée ethnographique et colonial, permet à l’hospitalité radicale d'advenir   : «Lieu de refuge, l’antimusée se conçoit également comme un lieu de repos et d’asile sans conditions pour tous, les rebuts de l’humanité, les « damnés de la terre », ceux-là qui témoignent du système sacrificiel qu’aura été l’histoire de notre modernité — histoire que le concept d’archive peine à contenir.». Il s’agira d’investir les possibles rôles du cinéma, objets filmiques ou cinéma élargi, dans la création de lieux où faire-et-penser-ensemble, des lieux d’accueil de l’hétérogène, de l’ailleurs et du loin, des lieux d’hospitalité et de convivialité, d’échanges et non d’appropriations. Comment le collectif peut-il se nourrir de l'ailleurs et se reconfigurer en interaction avec lui ? Comment travailler le collectif, d'une manière non autoritaire, tout en maintenant la possibilité d'une autonomie créatrice ? Le collectif selon J. Oury est celui au contraire qui permet de voir émerger les singularités quelconques, singularités de toute sorte, car s’ouvrant sur leurs devenirs et non une soumission au groupe. Faire place à l’expérience avec, et voir émerger, peut-être, des cinémas-expériences qui n’imposent pas une seule idée-forme de cinéma.