Diplômés, Exposition
Memento vitæ (souviens-toi de la vie)
Du au
Exposition Monographique d'Henri Salamero
Diplômé 2023
Vernissage le 01.02 2024 à 18H30
Memento vitæ
(souviens-toi de la vie)
Pour l’humain, créature spirituelle et créative, vivre signifie créer au sens «poiêsis», faire quelque chose qui restera dans le souvenir.
Cette exposition propose des œuvres traitant de la question de temporalité de l’œuvre dans l’espace d’exposition, que l’on peut définir avant tout comme un ensemble de possibilités vers lesquelles nous pouvons, ou non, nous projeter. Ce n’est pas de s’interroger sur l’origine temporelle elle-même, mais plutôt par la métaphore du flux, du mouvement, de l’écoulement, il s’agirait plutôt de retracer, à l’aide de représentations et d’expériences de ce que l’œuvre nous révèle dans ce temps et de penser la temporalité en tant que matière poétique.
L’idée que le temps est un flux, un cadre dans lequel passent les événements, ou encore une suite de maintenant successifs. Qu’ils soit long ou éphémère, il serait donc question d’établir des distinctions temporelles précises entre le sujet et son évolution, ce qui constitue l’essence de l’œuvre, indépendamment de la forme qui peut être incarnée et par opposition à ce qui sera perçu comme spirituel. La production est une tension permanente entre harmonie et chaos, éternel et éphémère, une transcendance au coeur de la matière issu d’un cycle de production vers un ad vitam æternam potentiel.
Henri Salamero
Être apte à donner forme, à transformer des matériaux pour créer des effets plastiques, qui sont quant à eux, un écho porteur de significations ; et c’est en cela que le travail de Henri Salamero consiste. Les médiums qu’il emploie se présentent dans un premier temps par de la matière première ayant eu peu de transformation, et par le geste qu’il va opérer, offre un potentiel de formes polymorphiques qu’il va façonner au gré de ses expérimentations lui permettant de produire des techniques de peinture, de sculpture, des matrices ou d’installation révélant sa mythologie individuelle. Les concepts liés à la transformation ainsi que l’emploi de matériaux naturels (terre, cire, bois, coton, métal, papier) confèrent à ses sculpture une dimension indéniablement organique, proche d’une peau, d’un corps ou d’un environnement, où nos sens sont incités. Il les utilisent pour percevoir une certaine fragilité et équilibre dans l’ensemble de ses productions, les renvoyant à une esthétique délicate de la forme, une minutie dans la composition et introduisant une forme de transcendance au cœur de la matière.
Ses recherches s’étendent sur la notion de la temporalité multiple de l’œuvre dans un contexte donné.
Il serait donc question d’établir des distinctions temporelles précises entre la matière et son évolution, sont adaptabilité, sa faculté au renouveau, sa reviviscence. Une tension permanente entre force et fragilité, pesanteur et légèreté, éternel et éphémère découle de son travail.
Informations complémentaires
Exposition Monographique
du 02.02 au 01.03.2024
vernissage le 01.02.2024 à 18h30
GALERIE DE L’ÉCOLE
18, rue Chevalier Paul
Place des savonnières
83000 Toulon